20 janvier, 2018

Historique : le discours de Donald Trump à la 45e Marche pour la Vie aux Etats-Unis (texte intégral)

“La Marche pour la vie est un mouvement né de l’amour”

Donald Trump s'est adressé à la Marche pour la Vie de Washington, vendredi, depuis la Roseraie de la Maison Blanche : événement véritablement historique puisque c'est la première fois qu'un président des Etats-Unis a rejoint la manifestation par video en direct. Je vous propose ici ma traduction du texte intégral de son intervention, qui a suivi celle de Mike Pence qui lui-même avait été présenté par son épouse Karen. Ce texte est superbe. Ne nous étonnons plus de voir Donald Trump tellement haï par les grands médias… – J.S.



Grand merci, c’est tellement gentil. Asseyez-vous, s’il vous plaît.

Il y a des dizaines de milliers de personnes qui regardent depuis la rue tout à côté, des dizaines de milliers. Et donc, je vous félicite ! Et au moins, nous avons choisi une journée magnifique, impossible d’avoir une journée plus magnifique. Je veux remercier notre vice-président Mike Pence pour cette superbe introduction. Je veux aussi vous remercier, vous et Karen, d’être de vrais champions pour la vie. Merci à vous, et merci à Karen.

Aujourd’hui, je suis honoré et vraiment fier d’être le premier président à me tenir avec vous ici à la Maison Blanche pour m’adresser à la 45e marche pour la vie – c’est extraordinaire, cela, la 45e Marche pour la vie – et ce groupe est véritablement remarquable. Aujourd’hui des  milliers de familles, d'étudiants et de patriotes, des citoyens extraordinaires, en fait, sont réunis ici au Capitole de notre nation. Vous êtes d’origines et de lieux très divers, mais vous êtes tout cela pour une seule cause, magnifique : pour construire une société où la vie est célébrée, protégée, chérie.

La Marche pour la vie est un mouvement né de l’amour : vous aimez vos familles ; vous aimez votre prochain ; vous aimez notre nation ; et vous aimez chaque enfant, né ou à naître, parce que vous croyez que chaque vie est sacrée, et que chaque enfant est un don précieux de Dieu.

Nous savons que la vie est le plus grand des miracles. Nous le voyons dans les yeux de chaque nouvelle mère qui tient son nouveau-né merveilleux, innocent et splendide dans ses bras aimants. je veux remercier chaque personne présente ici aujourd’hui, et tout ce qui à travers notre pays travail de si grand cœur et avec un dévouement inlassable afin d’assurer que les parents reçoivent le soutien bienveillant dont ils ont besoin pour choisir la vie.

A cause de vous, des dizaines de milliers d’Américains sont nés et ont pu réaliser tout ce potentiel que Dieu leur a donné, à cause de vous. Vous êtes des témoins vivants du thème de la Marche pour la vie de cette année, et ce thème c’est : « L’amour sauve les vies. »

Comme vous le savez tous, Roe versus Wade  a abouti à mettre en place des lois  sur l’avortement qui sont parmi les plus permissives au monde. Par exemple, les Etats-Unis est l'un des seuls sept pays à permettre l’avortement tardif choisi, ainsi que la Chine, la Corée du Nord et d’autres. A l’heure qu’il est, dans nombre d’Etats, la loi permet qu’un  bébé soit avorté du sein de sa mère au cours du neuvième mois.

 C’est mal. Cela doit changer.

Les Américains sont de plus en plus pro-vie. on voit cela tout le temps. En réalité, seuls 12 % des Américains sont favorables à l’avortement à la demande à n’importe quel moment de la grossesse.
Sous mon administration, nous défendrons toujours le tout premier droit de la déclaration d’indépendance, et c’est le « droit à la vie ».

Demain, cela fera exactement un an que j'ai prêté serment en tant que président. Et je dirais que notre pays se porte vraiment bien. Notre économie est peut-être dans le meilleur état qu’elle ait jamais connu. Regardez les chiffres de l’emploi, les entreprises qui reviennent en masse dans notre pays, voyez la Bourse qui a atteint un niveau record, le chômage est au plus bas depuis 17 ans, le chômage pour les travailleurs africains est à son plus bas dans l’histoire de notre pays, le chômage des Hispaniques a atteint un niveau historiquement bas, le chômage des femmes – pensez-y – est à son plus bas depuis 18 ans.

Nous sommes vraiment fiés de ce que nous sommes en train de faire.

Et au cours de ma première semaine de mandat, j’ai rétabli une politique qui avait été d’abord mise en place par le président Ronald Reagan, la politique de Mexico.

J'ai fortement soutenu la loi sur les enfants à naître capable de ressentir la douleur présentée à la Chambre des représentants, qui cherchait à mettre fin aux avortements tardifs douloureux dans l’ensemble du pays. Et j’appelle le Sénat à adopter cette loi importante et à l’envoyer à mon bureau pour que je la signe.

Lors de la Journée nationale de la prière, j’ai signé un ordre exécutif afin de protéger la liberté religieuse. Je suis vraiment très fier de cela. Aujourd’hui, j’annonce que nous venons de présenter une nouvelle proposition visant à protéger les droits de la conscience et les libertés religieuses des médecins, des infirmières et des autres professions médicales. C’est tellement important.

Je viens également  d’inverser la politique de l’administration précédente qui empêchait les Etats  de s’assurer que les fonds Medicaid ne soient pas versés aux avortoirs qui violent la loi.

Nous protégeons le caractère sacré de la vie et de la famille en tant que fondement de notre société. Mais ce mouvement ne peut réussir qu’avec le cœur et l’âme et la prière du peuple.

Aujourd’hui, nous avons avec nous Marianne Donadio de Greensboro, Caroline du Nord.  où est Marianne ? Bonjour, venez me rejoindre ici Marianne. Venez. C’est super de vous voir, au fait.

Marianne avait 17 ans lorsqu’elle a découvert qu’elle était enceinte. Au début, elle avait l’impression de n’avoir nulle part où aller. Mais lorsqu’elle en a parlé à ses parents, ils ont répondu avec un amour total, une affection totale, un soutien total. Des parents géniaux ? Géniaux ? [Marianne acquiesce.] Oui, je pensais bien que vous alliez dire cela. Il fallait bien que je fasse attention…

Marianne a courageusement choisi la vie et peu après elle a donné naissance à son fils. Elle l'a appelé Benedict, ce qui veut dire bénédiction. Marianne avait tant de gratitude pour ses parents qui l'avaient aimée et soutenue qu’elle s’est sentie appelée à venir en aide à ceux qui n’avaient pas sa chance. Elle s’est réunie avec d’autres personnes de sa communauté pour fonder un foyer maternel afin de prendre soin des femmes enceintes sans domicile. C’est magnifique. Ils l’ont appelé : « De la place à l’auberge ». Aujourd’hui, Marianne et son mari, Don, sont parent de six magnifiques enfants. Et son fils aîné Benedict  et sa fille Maria nous rejoignent ici aujourd’hui. Où sont-ils ? Venez là. Magnifique.

Tout au long de ces 15 dernières années, « De la place à l’auberge » a offert un abri, des soins aux enfants, des conseils, de l’éducation et des formations à l'emploi à plus de 400 femmes. De manière plus importante encore, le foyer leur a donné l’espérance. Il a  prouvé à chaque femme qu’elle n’est pas oubliée, qu’elle n’est pas seule, et qu’elle a véritablement aujourd'hui toute une famille de gens qui vont l’aider à réussir.

Cette espérance est le véritable don de ce mouvement incroyable qui nous rassemble ici aujourd’hui.
C’est le don de l’amitié, le don du parrainage bienveillant, le don de l’encouragement, de l’amour et du soutien. Ce sont des mots magnifiques et ce sont des dons magnifiques.

Plus important encore, c’est le don de la vie elle-même. C’est pourquoi nous Marchons, c’est pourquoi nous prions, et c’est pourquoi nous déclarons que l'avenir de l'Amérique sera rempli de bonté, de paix, de joie, de dignité et de vie pour chaque enfant de Dieu.

Merci à la Marche pour la vie, des gens vraiment, vraiment formidables. Nous somment avec vous, à fond. Que Dieu vous bénisse et que Dieu bénisse l’Amérique. Merci. Merci.

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17 janvier, 2018

L’université jésuite de Georgetown, Washington, approuve la création d’un ensemble de logements étudiants réservés aux LGBT

Des logements étudiants réservés aux LGBT de « genre non conforme » : cela vient d'être approuvé par l’université jésuite de Georgetown, à Washington. Je commente ce scandale sur RITV : c'est par là.





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Le pape François récompense Lilianne Ploumen, commandeur de l’Ordre de saint Grégoire le Grand… et promotrice de l’avortement

Le pape François récompense Lilianne Ploumen, commandeur de l’Ordre de saint Grégoire le Grand… et promotrice de l’avortement: Lilianne Ploumen, militante de l’avortement, est promue par le pape François, qui lui décerne le titre de commandeur de l’Ordre de saint Grégoire le Grand. Mon analyse sur RITV est ici.





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10 janvier, 2018

Le P. James Martin SJ estime que le Catéchisme a pu contribuer au suicide de jeunes LGBT

Conseiller spécial de la Secrétairerie des communications du Saint-Siège, nommé à ce poste par lepape François, le chroniqueur de la principale revue jésuite américaine  America Magazine a laissé entendre lors d’une interview récente que le Catéchisme de l’Eglise catholique a pu « détruire » la vie de jeunes en enseignant que les actes homosexuels sont peccamineux…




Le P. James Martin SJ estime que le Catéchisme a pu contribuer au suicide de jeunes LGBT

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A la Grégorienne à Rome, le P. Chiodi justifie la contraception au nom d’“Amoris laetitia”

Bien sûr, on nous parle d’exception, de circonstances particulières, de responsabilité dans des cas concrets. Mais lorsque le père Maurizio Chiodi, théologien moral récemment nommé à l’Académie pontificale pour la vie par le pape François, justifie la contraception et en fait même une sorte d’« exigence » dans certains cas, il ne prétend pas vraiment raisonner à la marge mais au nom d’une nouvelle approche de l’enseignement moral. C’est lors d’une conférence publique organisée à l’Université pontificale grégorienne de Rome, le 14 décembre dernier, que le moraliste a présenté sa théorie selon laquelle la « paternité responsable » peut obliger un couple marié à avoir recours à des moyens contraceptifs artificiels. Et vu les circonstances, vu son invocation d’Amoris laetitia pour étayer son point de vue, il ne s’est pas agi d’une simple contestation d’Humanae vitae…


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02 janvier, 2018

Mgr Schneider et les évêques du Kazakhstan font une mise au pojnt sur le mariage sacramentel et rejettent les normes d'application d'“Amoris laetitia”


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C'est une véritable profession de foi de la part d'évêques catholiques qui jugent ne pas pouvoir garder le silence à propos des normes d'application d'“Amoris laetitia” ouvrant la porte à la communion pour les divorcés-« remariés ». On pense forcément aux directives des évêques du grand Buenos Aires approuvées par une lettre privée du pape François à ses compatriotes argentins qui vient d'être dotée d'un statut officiel dans l'Eglise. Oui, la confusion est grande, et la profession de foi de Mgr Schneider et de deux évêques en exercice du Kazakhstan est à lire. 

On retiendra notamment ce paragraphe : « L’Église ne possède pas le charisme infaillible de juger de l’état interne de grâce d’un fidèle (cf. Concile de Trente, sect. 24, cap. 1). La non-admission à la Sainte Communion des « divorcés-remariés » ne revient donc pas à juger leur état de grâce devant Dieu mais à juger le caractère visible, public et objectif de leur situation. À cause de la nature visible des sacrements et de l’Église même, la réception des sacrements dépend nécessairement de la situation correspondante, visible et objective, des fidèles. » Le nœud de la question est là en effet : ce n'est pas par rigorisme ou manque de charité que la communion est refusée à des personnes qui peuvent avoir des circonstances atténuantes ou une culpabilité diminuée, mais justement parce que l'Eglise se refuse à juger le for interne. Seul Dieu sonde les reins et les cœurs… – J.S.

Profession des vérités immuables
sur le mariage sacramentel


Après la publication de l’exhortation apostolique ‘Amoris laetitia’ (2016), divers évêques ont émané, au niveau local, régional et national, des normes d’application sur la discipline sacramentelle des fidèles, dits « divorcés-remariés » qui, bien que le conjoint auquel ils sont unis par un lien valide du mariage sacramentel vive encore, ont toutefois entamé une cohabitation stable à la manière des époux avec une personne autre que leur conjoint légitime.

Ces normes prévoient entre autres que, dans des cas individuels, les personnes dites « divorcées-remariées » puissent recevoir le sacrement de Pénitence ainsi que la Sainte Communion bien qu’ils continuent de vivre habituellement et intentionnellement à la manière des époux avec une personne autre que leur conjoint légitime. De telles normes pastorales ont reçu l’approbation de plusieurs autorités hiérarchiques. Quelques-unes de ces normes ont même reçu l’approbation de l’autorité suprême de l’Église.

La diffusion de telles normes pastorales approuvées ecclésiastiquement, a causé une confusion notable et toujours plus grande tant chez les fidèles que dans le clergé. Confusion qui touche tellement au cœur de la vie de l’Église par des manifestations comme le mariage sacramentel, la famille, église domestique, et le sacrement de la Très-Sainte-Eucharistie.

D’après la doctrine de l’Église, une église domestique n’est constituée que par le seul lien matrimonial sacramentel (cf. Concile Vatican II, Lumen gentium 11). L’admission des fidèles dits « divorcés-remariés » à la Sainte-Communion, qui est l’expression la plus haute de l’unité du Christ-Époux avec Son Église, signifie dans la pratique l’approbation ou légitimation du divorce. En ce sens, elle introduit en quelque sorte le divorce dans la vie de l’Église.

Les normes pastorales évoquées contribuent de fait et dans le temps à la diffusion de « l’épidémie du divorce » (expression utilisée par le Concile Vatican II, cf. Gaudium et spes 47). Cette diffusion de « l’épidémie du divorce » intervient dans la vie même de l’Église, alors même que l’Église, par sa fidélité inconditionnelle à la doctrine du Christ, devrait être un rempart et un signe incomparable de contradiction contre la plaie du divorce toujours plus répandue dans la société civile.

De manière absolument univoque et sans admettre aucune exception, Notre Seigneur et Rédempteur Jésus Christ a solennellement reconfirmé la volonté de Dieu quant à l’interdiction absolue du divorce. Une approbation ou légitimation de la violation de la sacralité du lien matrimonial, même indirectement par la nouvelle discipline sacramentelle évoquée, contredit gravement la volonté expresse de Dieu et Son commandement. Une telle pratique altère donc substantiellement la discipline sacramentelle bimillénaire de l’Église, ce qui entraînera aussi avec le temps une altération de la doctrine correspondante.

Le Magistère constant de l’Église, commençant avec les enseignements des Apôtres et celui de tous les Souverains Pontifes, a conservé et fidèlement transmis l’enseignement cristallin du Christ sur l’indissolubilité du mariage : tant la doctrine (dans la théorie) que la discipline sacramentelle (dans la pratique). Elle l’a fait sans équivoque, sans l’ombre d’aucun doute et toujours dans les mêmes sens et signification (eodem sensu eademque sententia).

Parce qu’établie par Dieu, la discipline des sacrements ne doit jamais contredire la parole révélée de Dieu ni la foi de l’Église dans l’indissolubilité absolue du mariage ratifié et consommé.

« Non seulement les sacrements supposent la foi, mais encore, par les paroles et les choses, ils la nourrissent, ils la fortifient, ils l’expriment ; c’est pourquoi ils sont dits sacrements de la foi » (Concile Vatican II, Sacrosanctum Concilium, 59). « Même l’autorité suprême dans l’Église ne peut changer la liturgie à son gré, mais seulement dans l’obéissance de la foi et dans le respect religieux du mystère de la liturgie » (Catéchisme de l’Église Catholique 1125). La foi catholique, par sa nature, exclut une contradiction formelle entre la foi professée d’un côté et la vie et la pratique des sacrements de l’autre. C’est en ce sens qu’on peut comprendre l’affirmation suivante du Magistère : « Ce divorce entre la foi dont ils se réclament et le comportement quotidien d’un grand nombre est à compter parmi les plus graves erreurs de notre temps » (Concilio Vatican II, Gaudium et spes 43) et « la pédagogie concrète de l’Église doit toujours être liée à sa doctrine et jamais séparée d’elle » (Jean-Paul II, Exhortation Apostolique Familiaris consortio 33).

Au vu de l’importance vitale que constituent tant la doctrine que la discipline du mariage et de l’Eucharistie, l’Église est obligée de parler d’une seule voix. Les normes pastorales sur l’indissolubilité du mariage ne doivent donc pas se contredire d’un diocèse à l’autre, d’un pays à l’autre. Depuis les temps apostoliques, l’Église a observé ce principe comme l’atteste saint Irénée de Lyon : « En effet, l'Église, bien que dispersée dans le monde entier jusqu'aux extrémités de la terre, ayant reçu des apôtres et de leurs disciples la foi (…) la garde avec soin, comme n'habitant qu'une seule maison, elle y croit d'une manière identique, comme n'ayant qu'une seule âme et qu'un même cœur, et elle les prêche, les enseigne et les transmet d'une voix unanime, comme ne possédant qu'une seule bouche » (Adversus haereses I, 10, 2). Saint Thomas d’Aquin nous transmet le même principe pérenne de la vie de l’Église : « Il n’y a qu’une seule et même foi depuis les Anciens jusqu’aux Modernes, autrement, ce ne serait pas la même et unique Église (Questiones Disputatae de Veritate, q. 14, a. 12c).

L’admonition du Pape Jean-Paul II demeure actuelle et valide : « la confusion créée dans la conscience de nombreux fidèles par les divergences d'opinions et d'enseignements dans la théologie, dans la prédication, dans la catéchèse, dans la direction spirituelle au sujet de questions graves et délicates de la morale chrétienne, finit par amoindrir, presque au point de l'effacer, le véritable sens du péché ? » (Exhortation Apostolique Reconciliatio et paenitenia, 18).

À la doctrine et à la discipline sacramentelle sur l’indissolubilité du mariage ratifié et consommé, s’applique pleinement le sens des affirmations suivantes du Magistère de l’Église :

·      « En effet l’Église du Christ, gardienne et protectrice des dogmes dont elle a reçu le dépôt, n’y change jamais rien, n’en retranche jamais rien ; mais ce qui est ancien, qui a pris forme aux temps anciens et que la foi des Pères a semé, elle met tout son soin à le polir et à l’affiner de manière que ces anciens dogmes de la doctrine céleste reçoivent l’évidence, la lumière, la distinction, tout en gardant leur plénitude, leur intégrité, leur caractère propre, et qu’ils croissent seulement selon leur genre, c’est-à-dire dans la même doctrine, dans le même sens, dans la même pensée » (Pie IX, Bulle dogmatique Ineffabilis Deus).

·      « Quant à la substance de la vérité, l’Église a, devant Dieu et les hommes, le devoir sacré de l’annoncer, de l’enseigner sans aucune atténuation, comme le Christ l’a révélée et il n’est aucune condition de temps qui puisse atténuer la rigueur de cette obligation. Ce devoir lie en conscience tout prêtre à qui est confiée la charge d’enseigner, d’admonester et de guider les fidèles » (Pie XII, Discours aux curés et aux prédicateurs de Carême, 23 mars 1949).

·      « L’Église n’historicise pas, ne relativise pas sa nature au gré des métamorphoses de la culture profane. La nature de l’Église est toujours égale et fidèle à elle-même, telle que le Christ la voulut et que l’authentique tradition la perfectionna » (Paul VI, Homélie du 28 octobre 1965).


·      « Ne diminuer en rien la salutaire doctrine du Christ est une forme éminente de charité envers les âmes » (Paul VI, Encyclique Humanae Vitae, 29).

·      « Aussi ne cesse-t-elle de faire entendre ses appels et ses encouragements à résoudre les difficultés conjugales éventuelles sans jamais falsifier ni compromettre la vérité » (Jean-Paul II, Exhortation Apostolique Familiaris consortio, 33).

·      « L'Église n'est ni l'auteur ni l'arbitre d'une telle norme [de la loi morale divine]. Par obéissance à la vérité qui est le Christ, dont l'image se reflète dans la nature et dans la dignité de la personne humaine, l'Église interprète la norme morale et la propose à tous les hommes de bonne volonté, sans en cacher les exigences de radicalisme et de perfection » (Jean-Paul II, Exhortation Apostolique Familiaris consortio, 33).

·       « L’autre principe est celui de la vérité et de la cohérence, en vertu duquel l’Église n’accepte pas d’appeler bien ce qui est mal et mal ce qui est bien. En se fondant sur ces deux principes complémentaires, l’Église ne peut qu’inviter ses fils qui se trouvent dans ces situations douloureuses à s’approcher de la miséricorde divine par d’autres chemins, sans que ce soit cependant celui des sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie, tant qu’ils ne remplissent pas les conditions requises ». (Jean-Paul II, Exhortation Apostolique Reconciliatio et paenitentia, 34).

·      « La fermeté de l’Église dans sa défense des normes morales universelles et immuables n’a rien d’humiliant. Elle ne fait que servir la vraie liberté de l’homme : du moment qu’il n’y a de liberté ni en dehors de la vérité ni contre elle » (Jean-Paul II, Encyclique Veritatis splendor, 96).

·      « Par rapport aux normes morales qui interdisent le mal intrinsèque, il n’y a de privilège ni d’exception pour personne. Que l’on soit le maître du monde ou le dernier des ‘misérables’ sur la face de la terre, cela ne fait aucune différence : devant les exigences morales, nous sommes tous absolument égaux » (Jean-Paul II, Encyclique Veritatis splendor, 96).

·      « Le devoir de réaffirmer cette non-possibilité d’admettre à l’Eucharistie [les divorcés remariés] est une condition de vraie pastorale, d’authentique préoccupation pour le bien de ces fidèles et de toute l’Église, parce qu’il indique les conditions nécessaires pour la plénitude de cette conversion, à laquelle tous sont toujours invités » (Conseil Pontifical pour les textes législatifs, Déclaration sur la communion pour les personnes divorcées et remariées, 24 juin 2000).

En tant qu’évêques catholiques, suivant l’enseignement du Concile Vatican II, nous devons défendre l’unité de la foi et la discipline commune de l’Église et veiller à faire surgir pour tous les hommes la lumière de la pleine vérité (cf. Lumen gentium, 23). Face à la confusion actuellement toujours grandissante, nous sommes ainsi obligés en conscience de professer l’immuable vérité et la discipline sacramentelle tout aussi immuable sur l’indissolubilité du mariage, conformément à ce qu’enseigne le Magistère de l’Église de manière inaltérable depuis 2000 ans. Dans cet esprit, nous réaffirmons que :
·      Les rapports sexuels entre des personnes non liées par un mariage valide – ce qui est le cas des « divorcés-remariés » – sont toujours contraires à la volonté de Dieu et constituent une grave offense faite à Dieu.

·      Aucune circonstance ou finalité, pas même une possible imputabilité ou une diminution de la culpabilité, ne peuvent rendre de telles relations sexuelles moralement positives ou agréables à Dieu. Cela vaut pour tous les autres préceptes négatifs des Dix Commandements de Dieu. En effet, « il y a des actes qui, par eux-mêmes et en eux-mêmes, indépendamment des circonstances, sont toujours gravement illicites, en raison de leur objet. (Jean-Paul II, Exhortation Apostolique Reconciliatio et paenitenia,, 17).

·      L’Église ne possède pas le charisme infaillible de juger de l’état interne de grâce d’un fidèle (cf. Concile de Trente, sect. 24, cap. 1). La non-admission à la Sainte Communion des « divorcés-remariés » ne revient donc pas à juger leur état de grâce devant Dieu mais à juger le caractère visible, public et objectif de leur situation. À cause de la nature visible des sacrements et de l’Église même, la réception des sacrements dépend nécessairement de la situation correspondante, visible et objective, des fidèles.

·      Il n’est pas moralement licite d’entretenir des rapports sexuels avec une personne qui n’est pas le conjoint légitime pour éviter soi-disant un autre péché. En effet, la Parole de Dieu enseigne qu’il n’est pas licite de « faire le mal afin qu’advienne le bien » (Rm 3, 8).

·      L’admission de telles personnes à la Sainte-Communion ne peut être permise que lorsque, avec l’aide de la grâce de Dieu et un accompagnement pastoral individualisé et patient, ils se proposent sincèrement désormais de cesser de tels rapports sexuels et d’éviter le scandale. C’est ainsi que se sont toujours exprimés dans l’Église le véritable discernement et l’authentique accompagnement pastoral.

·      Les personnes ayant des rapports sexuels non conjugaux violent par ce style de vie le lien nuptial indissoluble envers leur conjoint légitime. Pour cette raison, ils ne sont pas capables de participer « en esprit et en vérité » (cf. Jn 4, 23) au repas des noces eucharistiques du Christ, suivant la parole du rite de la Sainte-Communion « Heureux les invités au repas de noces de l’Agneau ! » (Ap 19, 9).

·      Accomplir la volonté de Dieu, révélée dans Ses Dix Commandements et dans son interdiction explicite et absolue du divorce, constitue le vrai bien spirituel de la personne ici-bas sur terre et la conduira à la vraie joie de l’amour dans le salut pour la vie éternelle.

Les évêques, par leur office pastoral, doivent veiller fidèlement sur la foi catholique reçue des Apôtres (« cultores catholicæ et apostolicæ fidei » : cf. Missale Romanum, Canon Romanus). Nous sommes conscients de cette grave responsabilité et de notre devoir face aux fidèles qui attendent de nous une profession publique et sans équivoque de la vérité et de la discipline immuable de l’Église sur l’indissolubilité du mariage. Pour cette raison, il ne nous est pas permis de nous taire.

Nous affirmons ainsi, dans l’esprit de saint Jean-Baptiste, de saint John Fisher, de saint Thomas More, de la bienheureuse Laura Vicuña et de nombreux confesseurs et martyrs, connus et inconnus, de l’indissolubilité du mariage :

Il n’est pas permis (non licet) de justifier, d’approuver ou de légitimer, ni directement, ni indirectement, le divorce et une relation sexuelle stable non conjugale en admettant les soi-disant « divorcés-remariés » à la Sainte-Communion, puisqu’il s’agit en ce cas d’une discipline étrangère à toute la Tradition de la foi catholique et apostolique.

En faisant cette profession publique devant notre conscience et devant Dieu qui nous jugera, nous sommes sincèrement convaincus d’avoir ainsi rendu un service de charité dans la vérité à l’Église de notre temps et au Souverain Pontife, Successeur de Pierre et Vicaire du Christ sur la terre.

31 décembre 2017, Fête de la Sainte-Famille, en l’année du centenaire des apparitions de Notre-Dame à Fátima.

+ Tomash Peta, Archevêque Métropolite de l´archidiocèse de Saint Marie en Astana
+ Jan Pawel Lenga, Archevêque-Évêque de Karaganda
+ Athanasius Schneider, Évêque Auxiliaire de l´archidiocèse de Saint Marie en Astana





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25 octobre, 2017

Que devient l'Institut Jean-Paul II ? Je réponds sur “Terres de mission”

Voici la 50e édition de l'émission Terres de mission sur TVLibertés où je réponds aux questions de Jean-Pierre Maugendre à propos des bouleversements introduits par le Motu proprio Summa familiae cura du pape François. Par cette décision l'Institut Jean-Paul II pour le mariage et la famille est remplacé par un Institut théologique des sciences du mariage et de la famille dont l'objectif affiché est la mise en œuvre d'Amoris laetitia, véritable « Magna carta » de l'enseignement de l'Eglise sur le mariage, selon Mgr Vincenzo Paglia, responsable de l'Institut depuis l'été 2016. J'y avais consacré un article sur Reinformation.tv dès la parution du Motu proprio (à lire ici), et donné la réaction enthousiaste du site des évêques d'Allemagne ici.

La suite de l'émission vous permettra de découvrir avec Christian Brosio la dimension catholique du peintre Rubens, homme de la contre-Réforme, puis le récent pèlerinage à l'occasion du 10e anniversaire du Motu proprio Summorum pontificum, avec l'abbé Claude Barthe.





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21 octobre, 2017

Invitée dans “Terre de mission” le dimanche 22 octobre à midi pour parler de l'Institut Jean-Paul II

Merci à Jean-Pierre Maugendre qui m'a invitée à parler des bouleversements introduits par le Motu proprio Summa familiae cura : l'Institut Jean-Paul II pour le mariage et la famille est remplacé par un Institut théologique des sciences du mariage et de la famille dont l'objectif affiché est la mise en œuvre d'Amoris laetitia, véritable « Magna carta » de l'enseignement de l'Eglise sur le mariage, selon Mgr Vincenzo Paglia. J'y avais consacré un article sur Reinformation.tv dès la parution du Motu proprio (à lire ici), et donné la réaction enthousiaste du site des évêques d'Allemagne ici.

Cette 50e édition de « Terres de Mission » sera en ligne dès midi sur TVLibertés ici. Mais vous pourrez bien sûr y accéder au moment de votre convenance.

Voici la synopsis de l'ensemble de cette émission dirigée par Jean-Pierre Maugendre :

Eglise universelle: Mutation ou trahison de l'Institut Pontifical Jean-Paul II sur la famille (avec moi, donc)

Par le Motu Proprio Summa familiae cura du 8 septembre 2017 le pape François a changé la dénomination, ainsi que la composition, de l'Institut Pontifical Jean-Paul II pour le mariage et la famille fondé en 1981 par son prédécesseur. Le nouvel organisme travaillera sur "les sciences du mariage et de la famille". Pour Jeanne Smits, rédactrice en chef de Réinformation TV ce changement de dénomination est révélateur d'un changement de perspective dans la ligne de la déclaration, controversée, post synodale: Amoris Laetitia sur le mariage et la famille. Plus que jamais semble d'actualité la réflexion de soeur Lucie de Fatima au cardinal Caffara, premier président de l'Institut Jean-Paul II: La bataille finale entre entre le Seigneur et le royaume de Satan portera sur le mariage et la famille.

Eglise en France: Rubens, peintre de la contre réforme catholique ! (avec Christian Brosio)

A l'occasion de l'exposition présentée au musée du Luxembourg à partir du 4 octobre : Rubens. Portraits princiers, le Figaro hors série consacre un superbe numéro: Rubens le peintre gentilhomme au plus célèbre des Anversois. Christian Brosio nous éclaire sur un aspect méconnu de la personnalité du peintre des rois et des reines: Habsbourg, Stuart, Médicis. En effet Rubens fut un ardent propagateur, et chantre, de la contre réforme catholique, ami des jésuites et auteur de nombreuses peintures religieuses. Contre l'austérité et la tristesse calvinistes il exalte le culte des saints mais aussi la beauté de la vie et de la nature en particulier celle du, paraît-il, chef d'oeuvre de Dieu: la femme. Le tout dans une exubérance flamande dont les célèbres fêtes de village sont la manifestation la plus connue.

Eglise en Marche: Un pèlerinage d'action de grâces à Rome (avec M. l'abbé Claude Barthe)


A l'occasion du 10ème anniversaire de la promulgation, le 7 juillet 2007, par le pape Benoît XVI du Motu Proprio Summorum Pontificum libérant la célébration de la messe dite traditionnelle un pèlerinage d'action de grâces était organisé du 14 au 17 septembre à Rome. De nombreux cardinaux (Burke, Sarah, Muller) ont honoré cet événement de leur présence. A cette occasion de nouveaux sondages d'opinion ont été rendus publics, confirmant l'intérêt d'une part importante des catholiques pratiquants de la forme ordinaire pour la célébration du rite extraordinaire. Monsieur l'abbé Barthe, aumônier de ce pèlerinage nous dresse un bilan de cet événement ecclésial majeur.


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30 septembre, 2017

Italie : un congrès à Rome pour le 50e anniversaire d’Humanae Vitae

Le mois de juillet prochain marquera le 50e anniversaire de la promulgation de la lettre encyclique Humanae Vitae de Paul VI (25 juillet 1968).
Paul VI avait prévenu dans Humanae Vitae que l’acceptation du contrôle artificiel des naissances aurait comme conséquence le déclin de la moralité dans l’ensemble de la société ; un accroissement de l’infidélité ; une diminution du respect de la femme ; et l’imposition forcée de technologies de reproduction par les gouvernements.
Cinquante ans plus tard, non seulement ces prévisions se sont réalisées, mais nous en sommes arrivés à un tel point que désormais la société accepte largement de dissocier dans le mariage les relations sexuelles d’avec la procréation.
Afin d’éviter aux générations futures les effets destructeurs de la mentalité contraceptive et pour aider à restaurer une culture authentiquement chrétienne, il convient de défendre et d’enseigner avec force la doctrine catholique sur la chasteté et l’ouverture à la vie dans le mariage.
Voice of the Family, une coalition regroupant 25 associations pro-vie et pro-famille, fondée pour défendre l’enseignement catholique sur la famille, organise un congrès à Rome qui veut donner l’occasion d’étudier Humanae Vitae dans le contexte de son époque ainsi que dans la nôtre, en montrant sa conformité à la doctrine pérenne de l’Eglise, confirmée au 14e paragraphe de l’encyclique, et son actualité pour les catholiques d’aujourd’hui. Le congrès 50e anniversaire d’Humanae Vitae: où en sommes-nous ?,aura lieu le 28 octobre 2017, à l’Université pontificale S. Thomas d’Aquin (Largo Angelicum 1, Rome).
Les conférences seront données en français, anglais ou italien avec traduction simultanée dans les trois langues.

Pour réserver contacter l’Association FamigliaDomani : info@famigliadomani.it; tel.: 0039-06-3220291 ou aller sur le lien : http://voiceofthefamily.com/register-for-the-humanae-vitae-at-50-conference/ 


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